Vote sur le CETA : pourquoi je me suis abstenu

Vote sur le CETA : pourquoi je me suis abstenu

Date : Tags : AssembleeNationale,Vote,CETA,

 

Cet après-midi à l’Assemblée Nationale, j’ai choisi de m’abstenir sur le vote de ratification du CETA.

Depuis deux ans, le Gouvernement et l’Assemblée Nationale ont ensemble fait un travail conséquent pour améliorer ce traité, négocié par les gouvernements précédents.

D’un point de vue commercial, cet accord est une bonne chose.

Il représente des opportunités nouvelles pour exporter dans un pays francophone, notamment en matière industrielle, de services, d’agroalimentaire (reconnaissance de 42 produits Français AOP), de production laitière (poudre de lait, fromage…), de production viticole…

Il permet de dynamiser les investissements et l’emploi, d’augmenter les échanges avec un partenaire économique important, pour un montant atteignant 12 milliards d’euros par an d’ici 2030.

Ce traité suscite toutefois des questions exprimées par nombre de nos concitoyens.

Des questions qui ne sont pas nouvelles car elles sont les conséquences du manque de règles du mandat donné à la Commission Européenne en 2009.

Je suis convaincu par plusieurs mesures fortes de ce texte et par l’intérêt des échanges économiques internationaux : baisse des droits de douane, hausse des quotas, accès aux marchés publics, qui ont permis à des entreprises de prospérer et de se développer.

Néanmoins, je ne peux pas passer sous silence les interrogations qu’il suscite encore, en particulier en matière sanitaire et environnementale.

Concernant la filière bovine française, j’ai pu constater sur mon territoire les inquiétudes de nos agriculteurs qui redoutent une déstabilisation de la filière.

Les questions autour du bilan carbone des échanges à venir ainsi que le coût écologique de production des marchandises restent à éclaircir.

Les traités de libre-échange sont des outils essentiels pour la construction de la paix et les relations entre Etats mais, face aux enjeux climatiques actuels, ils doivent répondre à de nouvelles exigences environnementales et sanitaires.

La majorité présidentielle et le Gouvernement doivent maintenir le cap de leurs objectifs fixés, notamment en matière d’échanges durables et équitables. 

La France doit être l’initiateur de cette nouvelle politique internationale, au service de la transition écologique.

Je resterai particulièrement attentif à l’évolution du CETA pour qu’il respecte nos normes sanitaires et environnementales, dans le respect de l’Accord de Paris.

Cet accord est bon dans son ensemble et nous le devons essentiellement au Président de la République, mais perfectible sur des points que je considère essentiels.

Ce sont les raisons qui m’ont conduit à m’abstenir.

 

 

 

 

 

Assemblée Nationale

Permanence parlementaire

Contact

Assemblée Nationale
126. Rue de l'Université
95355 Paris 07 SP
01 40 63 32 09
Permanence parlementaire
Résidence les Oyats
66 Quai de la République
85800 Saint-Gilles-Croix-de-Vie
06 73 35 00 82
02 28 10 40 35





Votre message a bien été envoyé