Ma position sur le projet de renaturation du site du Puits d’Enfer

Ma position sur le projet de renaturation du site du Puits d’Enfer

Ma position sur le projet de renaturation du site du Puits d’Enfer

Date : Tags : Vendee, Juin2019

Les Sables-d'Olonne, à propos du projet de renaturation du site du Puits d’Enfer...

Le projet de renaturation du site du Puits d’Enfer s’inscrit dans l’évolution du monde, caractérisée par une montée parallèle du niveau de vie et de celui de la consommation d’énergie.

Cette évolution produit des effets secondaires dommageables, que nous ne pouvons plus aujourd’hui ignorer :

- Réchauffement climatique et ses conséquences attestées par les différents rapports du GIEC (augmentation de l’effet de serre, élévation du niveau de la mer…),
- Urbanisation croissante et ses conséquences,
- Emprise toujours plus grande de l’automobile et ses conséquences.

Dans un esprit de développement durable et de préservation des sites naturels, des réponses sont élaborées pour prendre en compte cette problématique et en anticiper les effets, à défaut de savoir les maitriser.

- Anticipation du recul du trait de côte
- Partage optimisé des espaces entre automobilistes, cyclistes, piétons…

Les électeurs de la nouvelle ville des Sables d’Olonne, sont appelés à donner leur avis ce dimanche 23 juin, sur le projet de renaturation du site du Puits d’Enfer.

Jusqu’à présent je n’ai pas répondu aux interpellations sur le sujet pour des raisons de forme et de fond.

Sur la forme, parce que le rôle du parlementaire est de donner à l’État, aux collectivités, aux associations, aux citoyens, des outils leur permettant, d’une part, de mettre en œuvre les énergies propres à entretenir et développer les actions politiques, économiques et sociales.

Des outils juridiques d’autre part pour réguler les divergences d’appréciation sur les actions entreprises.
Le rôle du parlementaire est d’élaborer ces outils, pas d’en imposer le mode d’emploi, au risque du reproche d’ingérence

Ce rôle est circonscrit.

Sur le fond, mon opinion sur un sujet particulier qui ne me concerne pas directement personnellement, est donc secondaire.

Mon intention étant que chaque citoyen prenne ses responsabilités, choisisse en conscience, convaincu, qu’en tout état de cause, mon opinion sera instrumentalisée par les uns ou les autres selon leur préférence.

Ce qui, loin de servir le projet, ne peut que le parasiter.

La pression s’amplifiant, j’accède à la demande en m’interdisant toutefois de préconiser un choix.

Je préfère me contenter d’en rappeler les enjeux.

Pour commencer, je note avec satisfaction le principe des réunions publiques avant le scrutin, dans une société où se manifeste de façon insistante le besoin d’expression publique ; même si ici ou là, ont pu me revenir quelques critiques sur leur déroulement.

N’étant pas Sablais, je ne suis pas appelé à faire valoir mon avis sur le sujet dans les urnes.

Cependant, mes différentes fonctions liées au mandat de député ont un lien direct avec ce projet.

Membre de la Commission permanente du développement durable et de l'aménagement du territoire, je préside en outre le Comité national de suivi et de gestion intégrée du trait de côte.

Depuis le 15 avril dernier, le Premier Ministre m’a confié une mission sur l'adaptation des territoires littoraux face à l'évolution de ce même trait de côte.

Les enjeux ne sont pas minces :
- Préserver la vitalité et l’économie locale de certains territoires susceptibles d’être concernés par le phénomène d’érosion,
- Compléter les outils de prévention des risques existants par des outils d’urbanisme et d’aménagement ;
-Généraliser la connaissance à l’ensemble des acteurs, à moyen et long terme ;
- Asseoir les mesures à prendre dans le domaine de l’aménagement et de la planification du territoire sur cette connaissance partagée.

Des signes positifs se dessinent dans la prise de conscience des populations comme des acteurs politiques : les mobilisations de la jeunesse pour la préservation de l’environnement, du climat, la montée sensible du vote écologiste aux dernières élections au Parlement Européen, la notion de développement durable prennent corps dans la société.

À propos de l’élévation du niveau de la mer et du phénomène associé du recul du trait de côte par exemple, nous devrons passer d’une logique de défense contre la mer à une logique d’aménagement du territoire face à un phénomène inexorable.

Cette logique d’aménagement se traduira par des scenarios diversifiés selon les situations, allant jusqu’à la re-localisation de certaines activités.

Eu égard à ces perspectives, chacun votera dimanche en conscience.

Les citoyens appelés aux urnes ne peuvent pas s’affranchir de la complexité des sujets sur lesquels ils sont appelés à se prononcer.

Pas davantage que les élus.

Mais in fine il faut choisir.

Toujours.

Telle est la nature de l’action publique.

Sachant que dans le projet qui nous occupe le choix n’engage pas pour les 5 ou 10 ans à venir, mais il engage les générations futures, à échéance de 30, 40 ans, voire davantage.

Dit autrement, combien d’entre nous verront les effets des choix qui seront exprimés ce dimanche ?

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